TradCan, la musique folk du monde entier !

Marc Bauduin, bruxellois de 64, a créé TradCan en 2008. Il s’agit de l’une des toutes premières radios créées sur Radionomy. Plus de dix ans plus tard, ce chef de projet informatique reste un vrai passionné et la radio continue de diffuser la musique folk et traditionnelle du monde entier. Un voyage musical passionnant de la musique irlandaise (les Dubliners et tant d’autres) aux fest noz bretons en passant par les bourrées auvergnates et berrichonnes, les polkas suédoises et bien d’autres encore…

Pourquoi as-tu créé TradCan ? 

En fait, depuis fin 1982, le magazine mensuel Le Canard Folk que j’ai créé reçoit régulièrement des disques pour qu’ils soient chroniqués : d’abord quelques 33 tours, ensuite des cd, des piles de cd, des montagnes de cd ! J’en ai actuellement environ 3000 et je me demandais constamment que faire de ces cd, lorsqu’une occasion inespérée s’est présentée : l’apparition de Radionomy.

Sans Radionomy, tu n’aurais peut-être donc pas créé cette radio…

Clairement non, car cela demande un investissement important : matériel et logiciels informatiques, personnel compétent, frais de la Sabam…  La radio a été activée dès que Radionomy a ouvert son système à des bêta-testeurs. C’était le 23 septembre 2008. 

Pourquoi TradCan ?

« Trad » fait référence aux musiques traditionnelles populaires qu’on appelle aussi souvent « folk ». « Can » a l’avantage de représenter deux choses : une partie du nom de l’association « Canard Folk » (et c’est bien une tête de canard qu’on voit sur le logo de la radio), et une boîte en anglais. TradCan peut donc être compris comme « boîte de trad » !

Si nécessaire, précisons un peu ce qu’est cette musique en donnant des exemples de musique principalement à danser : la musique irlandaise (les Dubliners et tant d’autres), les fest noz bretons, les bourrées auvergnates et berrichonnes, les rondeaux du pays occitan, les country dances anglaises, les polkas suédoises, les reels québécois avec leur podorythmie, les danses wallonnes et flamandes.

Pourquoi avoir choisi ce créneau musical si spécifique ?

Marc Bauduin a 64 ans et vit à Bruxelles, sa radio existe depuis 2008

Parce qu’en 1982, découvrant cette musique trad/folk grâce à ma future épouse, je me suis lancé à la fois dans cette musique (à l’accordéon diatonique) et dans la publication d’un magazine mensuel avec présentation de groupes et d’albums, agenda des concerts et des bals, liste de cours, … Je m’amusais et je me sentais utile en même temps, je m’y suis donc plongé de plus en plus. La webradio est apparue comme l’occasion à la fois de valoriser mes montagnes de cd et de diffuser cette musique qu’on n’entend quasi jamais dans les médias traditionnels.

Chaque mois, j’ajoute des nouveaux titres que je choisis dans les derniers cd reçus. Les critères de sélection sont multiples : d’abord les critères classiques (intro pas trop longue, morceau pas trop long et pas ésotérique) ; j’y ajoute les belles mélodies, les chouettes arrangements, l’élan vital, l’originalité, le dynamisme…

As-tu des contacts avec tes auditeurs ?

Des contacts généralement par mail. Un membre des garde-côtes de la côte ouest des Etats-Unis qui se réjouit d’entendre des airs qu’il pourra jouer au banjo. Un auditeur qui n’aime pas la cornemuse, un autre qui n’aime pas l’accordéon, des Français qui sont heureux d’enfin pouvoir écouter du folk scandinave…

Combien de temps passes-tu à gérer ta radio chaque semaine ?

Vu que c’est uniquement de la musique générée aléatoirement, la tâche principale consiste à sélectionner des morceaux parmi les nouveaux cd du mois, à les traiter pour qu’ils aient les bonnes durées de silence au début et à la fin, à les enregistrer dans ma db (qui en compte plus de 8000) et à leur coller des balises mp3, avant de les charger sur la radio; ça me prend environ deux soirs par semaine, mais ce n’est possible que grâce à un travail en amont beaucoup plus conséquent : l’édition d’un magazine mensuel crédible pour lequel je reçois 15 à 20 cd folk par mois, le traitement d’une masse de mails, la mise à jour permanente d’un calendrier, les présentations de groupes… Il ne me reste quasi plus de temps libre, sachant que j’ai un boulot plein temps. A partir de mars prochain ça ira mieux : je serai à la retraite !